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XIXe siècle. L’accélération des inventions technologiques permet de poursuivre l’exploration du monde par la mer jusqu’aux frontières les plus inhospitalières du Nord et du Sud. L’explorateur français Dumont d’Urville réalise en 20 ans, 3 tours du monde au cours desquels il découvre et recense 150 îles et 4000 km de côtes inconnues. Les grands espaces maritimes se jalonnent peu à peu de colonies et de comptoirs marchands qui fractionnent les tours du monde en étapes de plus en plus courtes. La rivalité commerciale des pays produit une génération de grands voiliers marchands, les Clippers, qui à l’image du Flying Clouds ou du Cutty Sark, des trois mats de plus de 60 mètres de long, se livrent à de véritables courses sur toutes les routes maritimes du monde. L’orgueil des marins et la réputation des compagnies s’ajoutent aux enjeux économiques pour imaginer des voiliers de plus en plus puissants et traverser les océans le plus rapidement ! C’est dans ce contexte que nait la « Route du Thé » qui fut à l’origine des premiers records océaniques à la voile. Au 19e siècle, les clippers américains et anglais se livraient en effet à des batailles sans merci pour être le premier à livrer sa cargaison de thé sur les docks de Londres. Car le premier arrivé dans la capitale britannique fixait le cours du thé et vendait ainsi sa cargaison au meilleur prix…
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